Camp Avance Au Large - Bourgogne

Camp d'été Avance Au Large, camp du diocèse d'Aix et Arles

du 8 au 22 juillet en Bourgogne. 


 
ENCADREMENT
Le camp est dirigé par Clément Savatier, titulaire du BAFD et par une équipe d’animateurs diplômés pour la plupart du BAFA.
Des familles assurent la cuisine.

HÉBERGEMENT
Une grande bastide bourguignonne est à notre disposition au coeur de la campagne Charolaise avec toutes les commodités sanitaires
(grandes salles, chapelle, four à pain, douches, grand jardin, ...).
Le logement est assuré sous des tentes.

Le camp est ouvert à des garçons et filles entre 10 et 15 ans (entre la 6ème et la fin de 2nde).

Contact : père Thomas Poussier, 06.89.33.99.74 ou Clément Savatier, 06.34.65.29.46.



 

Reflets de l'Arc n°365

Dans le souffle de la Pentecôte…

Je rapporterai inlassablement cette parole de Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, contemplant l’effondrement du mur de Berlin et la fin du rideau de fer en 1989 : "La victoire de l’Esprit !". Pas une arme, pas un char d’assaut, pas une bombe, pas un missile, mais seulement l’Esprit, la victoire de l’Esprit. Nous croyons que l’Esprit est le Maître de l’impossible. Lors de la fête de Pentecôte, fête du don de l’Esprit, les chrétiens se rappellent la promesse du Christ à ses apôtres : "L’Esprit Saint viendra sur vous". La promesse d’une plénitude que la symbolique des chiffres inscrit dans un calendrier : après la plénitude des sept fois sept semaines, le cinquantième jour après Pâques inaugure un temps nouveau, un nouveau commencement, une création nouvelle, œuvre du Créateur, Maître de l’impossible.

 
L’appel à l’Esprit est l’ultime prière du croyant, point d’orgue de toute l’Ecriture sainte, dernier mot du dernier livre de la Bible : "Maranatha, viens, viens, viens, Esprit Saint, viens Seigneur Jésus". Nous voyons aujourd’hui les impasses du monde, les incapacités humaines à dépasser les égoïsmes, à juguler la violence, à accorder les intérêts contradictoires, à répartir les richesses, à réguler les passions destructrices, à corriger les comportements et les pratiques nocives qui mettent en péril l’harmonie inscrite dans l’ordre de la nature. Nous prenons conscience que la terre a ses limites et que l’esprit humain n’est pas tout puissant. Et pourtant nous croyons que l’humanité est capable de l’impossible si elle s’ouvre au Maître de l’impossible. Tel est le sens de la fête de Pentecôte que célèbrent les chrétiens en ce début du mois de juin.
 
Je fais un rêve. Si un milliard de chrétiens priaient avec ferveur, si des millions de voix s’élevaient vers le ciel et suppliaient l’Esprit saint de réaliser l’impossible, un feu d’amour embraserait la terre, des pardons s’offriraient, une humanité réconciliée adviendrait ! La victoire de l’Esprit ! (…)

 + Christophe DUFOUR Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

Reflets de l'Arc n°364

Les enfants le dimanche à Notre-Dame de l’Arc ?

 
Comment la célébration de la messe du dimanche peut-elle profiter à tous, parents comme enfants ?
 
Comment tenir compte de l’âge des enfants pour que la messe dominicale soit pour eux aussi une expérience stimulante dans leur vie de Foi ?
 
A vrai dire, nous voulons chercher avec vous (tous) la proposition la meilleure et la plus réaliste ! Des premières propositions :
-Les 0-3 ans sur le tapis,
-Pendant la liturgie de la parole, les 3-5 ans autour d’un dessin en lien avec l’évangile et les 6-8 ans introduits à un des textes de la parole de Dieu du jour.
-Les plus grands étant au service de l’autel ou de l’assemblée.
 
Merci de nous adresser (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) vos propositions et vos attentes.
 
Nous en discuterons le dimanche 18 juin, lors d’un apéritif après la messe à Notre-Dame de l’Arc.
 
Père Vincent Pascal et l’équipe missionnaire.
 
P.S. : Question pour des jeunes couples : souhaiteriez-vous une proposition spécifique (en dehors de la messe dominicale) concernant l’éducation de vos enfants ?

Reflets de l'Arc n°363

Chère Europe, où vas-tu ?

Mon père m’a avoué un jour que, s’il avait vu passer dans la rue un soldat allemand, il l’aurait tué. Il avait alors 18 ans et vivait dans un déchaînement de violence qui a fait de la Seconde Guerre mondiale la période la plus cruelle de toute l’histoire de l’humanité. Mais des hommes et des femmes de foi se sont levés et ont dit : "Plus jamais cela !" Nous avons atteint aujourd’hui un nouveau record, celui du temps de paix le plus long des derniers siècles. Il est bon de nous en souvenir en cette période historique d’élections.
Je n’ajouterai pas un commentaire à tous ceux que nous diffusent aujourd’hui les médias. Mais je veux me faire ici l’écho de la parole du pape François dans son discours aux chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne à l’occasion du 60e anniversaire du traité de Rome, le 24 mars dernier.
 
L’Europe a une âme, et son âme demeure unie parce qu’elle vit selon les mêmes vertus – je préfère ce mot à celui de valeur – chrétiennes et humaines, et qu’elle s’est éloignée des idéologies qui l’ont divisée et ravagée. Je cite : "Dans notre monde multiculturel ces valeurs continueront à trouver plein droit de cité si elles savent maintenir leur lien vital avec la racine qui les a fait naître. Dans la fécondité d’un tel lien se trouve la possibilité de construire des sociétés authentiquement laïques, exemptes d’oppositions idéologiques".
 
L’Europe est une vie. Comme toute vie, elle est fragile et peut être tuée. Le risque pour cette vie, c’est l’égoïsme. "Le premier élément de la vitalité européenne est la solidarité". Que l’Europe se fasse la voix des pauvres, la voix de tous ceux qui souffrent des dérives libérales de la mondialisation. Je cite : "L’Europe n’est pas un ensemble de règles à observer, elle n’est pas un ensemble de protocoles et de procédures à suivre. Elle est une vie, une manière de concevoir l’homme à partir de sa dignité transcendante et inaliénable".
 
L’Europe est un chemin d’espérance. Je cite : "L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités… ; lorsqu’elle investit dans le développement et la paix ; lorsqu’elle investit dans la famille qui est la première et fondamentale cellule de la société". Le matérialisme "semble lui avoir rogné les ailes…" J’ose dire avec le pape François que "l’Europe a un patrimoine d’idéaux et de spiritualité unique au monde qui mérite d’être proposé à nouveau avec passion…, meilleur antidote contre le vide de valeurs de notre temps". Ce vide, ajoute-t-il, est "le terrain fertile pour toute forme d’extrémisme".

J’aime la France. La France dans une Europe des nations. Avec ferveur, je prie pour mon pays. Avec passion, je vous invite à prier pour la France, à l’édifier et à raviver son âme.


+ Christophe DUFOUR
Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

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